Obtenir de l’aide

Que pouvez-vous faire?

Si vous craignez d’être blessée ou si vous avez peur qu’une autre personne ne soit blessée ou que votre propriété ne soit endommagée, vous pouvez obtenir un engagement à ne pas troubler l’ordre (peace bond) pour vous protéger de l’agresseur. Vous, ou une personne qui agit en votre nom, peut déposer une plainte en court. S’il est établi qu’il existe des éléments raisonnables pour vous croire, on obtiendra un engagement à ne pas troubler l’ordre. Cet engagement définira certaines conditions pour l’agresseur présumé; par exemple on pourrait lui imposer l’interdiction de communiquer avec la victime ou de s’approcher de son domicile. Si l’agresseur présumé refuse de signer cet engagement, il(elle) pourra être envoyé(e) en prison jusqu’à un maximum de 12 mois. Un engagement à ne pas troubler l’ordre peut être valide pour une période maximale de 12 mois à partir de la date de délivrance.

Faire attention… que pouvez-vous faire d’autre?

  • Si vous soupçonnez qu’une personne subit de mauvais traitements, impliquez-vous. Vous pourriez limiter ou prévenir de mauvais traitements.
  • Que vous viviez dans votre maison, un établissement de retraite ou de soins de longue durée, informez-vous sur vos droits et n’hésitez pas à demander conseil si quelque chose vous semble injuste.
  • Minimisez votre risque de devenir une victime de violence en restant actif(ve) et en maintenant un réseau d’amis ou de connaissances. Participez à de nouvelles activités pour vous faire de nouveaux amis. Maintenez un contact régulier avec votre famille et vos amis, soit par téléphone ou par des visites. Gardez votre propre numéro de téléphone personnel et ouvrez vous-même votre courrier.
  • Faites attention avant de permettre à vos enfants adultes de revenir vivre chez vous, surtout ceux qui ont un passé de violence, qui sont alcooliques ou toxicomanes.
  • Préparez-vous à être capable de remplacer votre partenaire et à garder votre indépendance, familiarisez-vous avec ses tâches.
  • Soyez organisé(e). Sachez où se trouvent les documents importants et les relevés de compte bancaire. Faites en sorte que les autres sachent que vous savez ce que vous faites.
  • Planifiez pour plus tard. Obtenez un avis légal et faites maintenant des arrangements pour préparer des documents tels que les procurations, votre testament et vos finances. Ne laissez personne s’occuper de vos finances sans avoir obtenu votre avis préalable. Si quelqu’un d’autre s’occupe de vos finances, exigez d’en avoir des rapports détaillés.
  • Informez-vous sur les services communautaires locaux. Identifiez qui vous appelleriez en cas de besoin, par exemple pour faire votre ménage, faire les courses, les services de livraison de repas, les services de transport adapté, etc.

Que peut faire la police?

De nombreuses formes de mauvais traitements ou de négligence constituent des actes criminels. Si vous en êtes victime, ou si vous pensez qu’une autre personne est maltraitée, appelez les services de police. C’est une étape importante pour vous protéger ou pour protéger ceux et celles que vous croyez maltraités. Habituellement, les mauvais traitements augmentent s’ils ne sont pas détectés et arrêtés.

Il est possible de contacter la police de façon anonyme. Cependant, on pourrait vous demander de donner votre nom et numéro de téléphone pour obtenir au besoin des renseignements supplémentaires. Si vous hésitez encore avant d’appeler ou si c’est pour une autre personne victime de violence, vous pouvez faire un appel anonyme à la ligne Crime Stoppers au 905-522-8477.

En arrivant, l’agent de police verra en priorité à assurer la sécurité de la personne concernée. Puis une enquête sera conduite, qui pourrait comprendre:

  • Une déclaration détaillée (possiblement enregistrée par vidéo) de la part de la victime
  • S’il y a un problème de compréhension dû à la langue, des services d’interprétation seront fournis
  • La photographie des blessures de la victime ou du lieu de l’agression
  • La déclaration des témoins : membres de la famille, amis, voisins
  • Des rapports médicaux, relevés de compte bancaire et autre documentation pertinente
  • Une vérification policière de rapports antérieurs reliés à la violence
  • Une entrevue avec les personnes qui pourraient avoir des renseignements sur les actes de violence commis dans le passé

Pendant l’entrevue, il est très important de dire à l’agent de police ce qui s’est passé, et si cela est déjà arrivé dans le passé. Dites-leur si vous avez peur de l’agresseur. Vous serez surpris des résultats à la fin de l’enquête. Vous aurez l’occasion de discuter de vos préoccupations et obtenir le soutien nécessaire.

S’il y a suffisamment d’éléments de preuve, une poursuite au criminel pourra être faite entamée. Selon les circonstances, l’agresseur(e) pourrait être arrêté(e), et l’on pourrait s’opposer à sa libération de prison. Si l’agresseur(e) est en garde à vue, il(elle) sera convoqué pour une audition devant un juge de paix qui décidera si l’agresseur(e) doit rester incarcéré ou s’il peut être remis en liberté avec ou sans conditions.

Vous pourriez être convoqué pour témoigner en cours. Si c’est le cas, il existe plusieurs services spécialisés pour vous aider. Vous pourriez obtenir le soutien d’un officier de police (Seniors’ Support Officer), le soutien du programme de Services aux victimes, ou ceux du Programme d’aide aux victimes et aux témoins rattaché au système judiciaire.

En cas d’urgence, appelez le 911
© 2008 Council Against Abuse of Older Persons
Conception par SlypigPro