Mauvais traitements et négligence
Les mauvais traitements et la négligence à l’égard des personnes âgées ne constituent pas un nouveau problème. Cependant, on a longtemps refusé d’en admettre l’existence, on a passé ce problème sous silence et ses victimes ont vécu dans l’isolement Comme on n’en parle pas ou peu, il est alors difficile d’intervenir à moins que des individus en reconnaissent les signes et en parlent. De nombreuses formes de violence sont d’ordre criminel. Les victimes ont droit à la protection des lois et aux services qui soutiennent leur indépendance et leur bien-être.
Les mauvais traitements et la négligence peuvent arriver à n’importe qui. Cependant, plusieurs facteurs rendent certaines personnes plus vulnérables. Ces facteurs incluent la diminution des facultés mentales ou physiques et/ou diverses barrières d’ordre culturel ou linguistique. Par ailleurs, les personnes victimes de violence, les personnes plus âgées et celles qui sont vulnérables vivent souvent isolées de leurs amis ou des membres de leur famille à qui ils/elles pourraient se confier.
N’importe qui peut devenir un agresseur, homme ou femme. C’est parfois un membre de la famille dépendant de la personne âgée pour son hébergement ou un soutien financier. Les agresseurs peuvent aussi être des voisins, des personnes engagées pour donner des soins, des ami(e)s ou encore des vendeurs de porte à porte.
Les mauvais traitements et la négligence peuvent se produire dans des établissements de soins de longue durée ou dans les résidences pour personnes âgées. Les agresseurs peuvent être des membres du personnel frustrés de ne pouvoir faire leur travail de façon adéquate par manque de formation, de personnel ou pour d’autres raisons; des visiteurs; ou d’autres résidents, en particulier ceux et celles qui ont des troubles de santé mentale. Toutes ces situations nécessitent une intervention pour protéger les personnes vulnérables.
Les mauvais traitements et la négligence sont rarement déclarés pour plusieurs raisons :
- Certaines victimes ne connaissent pas leurs droits ou ce qui peut être fait
- Plusieurs pensent que les services de police ou ceux de d’autres organismes ne peuvent pas les aider
- Certaines victimes ne parlent pas anglais
- Certaines victimes ont peur de ce que fera leur agresseur si elles dévoilent la violence dont elles sont victimes
- Plusieurs ont peur d’être placées en institution
- Certaines victimes ont honte d’être maltraitées par des membres de leur famille ou des personnes qui prennent soin d’elles
- Plusieurs sont gênées de s’être fait prendre ou d’être étiquetées comme victimes
Quels sont les mauvais traitements?
Vous pouvez vous protéger de mauvais traitements ou de négligence en connaissant mieux de quoi il s’agit et si vous prenez des moyens pour rester en sécurité.
Violence physique
- Gifles, coups, pincements, coups de poings et tout autre contact physique brutal
- Agression sexuelle – toute forme d’activité sexuelle non désirée
- Confiner une personne à rester dans une chambre, un lit ou un fauteuil
Exploitation financière
- Fraudes, contrefaçons, vols et utilisation malhonnête de l’argent ou des biens
- Abuser une procuration, forcer une personne à signer un testament
- Vendre à un prix exagéré, vendre sous pression des produits ou des services
Violence psychologique
- Humilier, menacer ou faire peur une personne vulnérable
- Ne pas permettre à une personne vulnérable de prendre ses propres décisions
- Isoler volontairement une personne, la priver de contacts sociaux
- Ignorer une personne, la traiter comme un enfant
Négligence
- Ne pas répondre aux besoins d’une personne dépendante
- Donner trop ou pas assez de médicaments
- Abandonner une personne dans un endroit non sécuritaire ou isolé
Auto-négligence
- • Incapacité d’une personne vulnérable de prendre soin d’elle-même
Quels sont quelques-uns des signes de mauvais traitements ou de négligence ?
- Blessures inexpliquées, antécédents d’ « accidents », hygiène insuffisante, plaies de lit
- Dépression, peur, anxiété, retrait de la vie sociale ou perte de poids
- Déshydratation ou manque de nourriture, de vêtements, de médicaments et autres produits nécessaires
- Achats ou réparations non nécessaires
- Perte inexpliquée ou utilisation malhonnête de documents comme les relevés de compte bancaire, testaments, etc.